(très) spéciale dédicace.
Lieu : l’Elysée-Montmartre, entrée des loges.
C’que j’fous là : un reportage, et on s’en fout, rapport à c’que ça n’apporte rien à l’histoire.
C’que j’vois là : des fans, et des gens normaux.
D’un coup : une voix stridente genre j’essaye de gagner trois octaves d’un coup, c’est parce que j’ai regardé la nouvelle star, dit à son idole “et tu pourras me la signer aussi steplé ?”
C’que j’en pense : pas grand-chose.
Du coup : je ne réagis pas du tout.
Et puis soudain, flashback : une minute avant, le fan prenait une photo de lui et son idole en tenant à bout de bras un téléphone portable.
Alors : je réagis très fortement intérieurement.
Finie la récré.
Lieu : le Gibus.
C’que mon pote fout là : veut voir ce que donnent les soirées Rock&Roll Friday.
C’qu’il voit là : une soirée Rock&Roll Friday, on t’a dit. Un désastre donc.
Du coup : à la fin du concert, pour s’amuser un peu, mon pote dit très fort dans la fosse “allez, faut rentrer maintenant, y’a interro de sciences-nat’ demain”
Résultat : une voix dans le public répond “ouais ça va je sais qu’y'a interro demain.”
CQFD.
Trop-Con Hotel
Lieu : hôtel Park Hyatt de la place Vendôme.
C’que j’fous là : interview avec Interpol.
C’que j’vois là : des hordes de fans devant l’hôtel.
Du coup : je demande qui ils attendent, ils me répondent les Tokio Hotel.
Puis : à l’intérieur, le concierge me confirme que le groupe n’est pas dans cet hôtel.
Ensuite : je resors de l’hôtel, les fans me demandent si je sais quand les Tokio Hotel vont sortir.
Alors : je réponds 22h15.
Résultat : certains fans hurlent pendant que d’autres sont secoués de spasmes étranges, mêlés à des rires hystériques. D’autres encore s’asseyent sur le trottoir. Je m’éloigne.
En fait : il est 19h.
Je sais, c’est mal.